Sujet BAC technologique français 2014 – question sur corpus

 

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Corrigé BAC technologique français 2014 – question sur corpus

 

1) Qu’est ce qui permet de rapprocher ces portraits de personnages ?

 

Eléments de réponse :

 

  • L’identité des personnages : nom, surnoms, âge, profession

Seul le texte D n’indique pas l’identité du personnage.

  • Texte A : « Grande Nanon », « vingt-deux ans »
  • Texte B : « Gwynplaine », « bateleur »
  • Texte C : « Pinhas Solal, dit Mangeclous », « Capitaine des Vents », « Parole d’Honneur », « faux avocat »
  • Une description physique péjorative :

    • Utilisation du vocabulaire du corps, plus particulièrement du visage, associé à des expansions du nom (adjectifs, compléments du nom, propositions subordonnées relatives)
      • Texte A : « figure repoussante, créature femelle taillée en Hercule, forte, carrée, des mains de charretier, visage martial, teint de brique, bras nerveux… »
      • Texte B : « nez informe, un visage qu’on ne pouvait regarder sans rire, une protubérance camuse avec deux trous qui étaient les narines » + participes présents « bouche s’ouvrant jusqu’aux oreilles, des oreilles se repliant jusque sur les yeux »
      • Texte C :  » ardent, maigre et long phtisique, barbe fourchue, visage décharné, pommettes rouges, immenses pieds nus, fort sales, osseux, poilus… »
             
    • Utilisation de comparaisons et exagérations :
      • Texte A : « comme un chêne de soixante ans » l.9, « comme l’était son intacte vertu » l.11
      • Texte B : « deux yeux pareils à des jours de souffrance » l.8
      • Texte C : « doté d’une toux si vibrante qu’elle avait fait tomber un soir le lampadaire de la synagogue » l.12 + adverbe d’intensité, « son appétit était célèbre dans tout l’Orient » l.13

        Le texte D de M. Dugain se classe à part car il comporte une description physique péjorative mais ce n’est pas celle du personnage, qui est le narrateur de l’histoire, mais celle de ses camarades de chambre.
              

    • Utilisation du vocabulaire du visage, associé à des expansions du nom
             
      Texte D : « face, menton, sa pommette gauche est enfoncée, peau mate, cheveux noirs, profil plat, sinus béants, absence de lèvre supérieure »
             
    • Utilisation de comparaisons :
              
      Texte D : « comme une digue sous l’effet d’un raz de marée l.8, la cavité de son œil est comme un nid d’oiseau pillé l.10 ». 

 

2) Quels effets ces portraits cherchent-ils à produire selon vous sur le lecteur ?

 

Eléments de réponse :

 

Deux réactions possibles se dégagent à la lecture des ces textes. En effet, le portrait de ces  personnages produit un effet comique ou suscite un sentiment d’horreur selon les textes.

 

  • L’effet comique

    • Texte A : Les précisions données par le narrateur « sa figure eût été fort admirée sur les épaules d’un grenadier de la garde » l.2, « une probité vigoureuse comme l’était son intacte vertu » l.11 ainsi que les différents modalisateurs indiquant l’avis du narrateur « pauvre fille (x2), injuste, rebutée de porte en porte, secrètement, féodalement » provoquent un effet comique voire même un élan de pitié de la part du lecteur.

    • Texte C : Les passages au discours direct « de grande délicatesse » l.5, « mon apostolat » l.8 rapportent les paroles de Mangeclous lui-même à son sujet et provoquent le rire de par le décalage entre ce qui est désigné et la façon dont le personnage désigne ce dont il parle.
            
      Parallèlement, le narrateur apporte des précisions qui vont dans ce sens : « surnommé Capitaine des Vents à cause d’une particularité physiologique dont il était vain » l.9,10, « Parole d’Honneur expression dont il émaillait ses discours peu véridiques » l.10, « il déposait en cette dépression divers objets tels que cigarettes ou crayons » l.20.
            
  • Le sentiment d’horreur

    • Texte B : L’intervention du narrateur : ironie du mot « prodigue » l.1, l’interpellation du lecteur avec les différentes interrogatives, l’incitation à réfléchir en émettant le doute sur le naturel du visage de Gwynplaine : système hypothétique l.13-15, et vocabulaire de l’art « art, chef-d’oeuvre » ainsi que la dernière phrase de l’extrait qui utilise un présent de vérité générale suscitent un sentiment d’horreur chez le lecteur face à ce personnage mutilé et l’invite à réfléchir sur la nature humaine.
           
    • Texte D : De par les descriptions des camarades du personnage principal, le lecteur ressent également un sentiment d’horreur et devine que la description de ce personnage sera similaire à celles déjà présentes dans l’extrait. La dernière phrase de l’extrait « Dans cette grande salle sans glaces, chacun d’entre nous devient le miroir des autres » l.16,17 vient confirmer cette idée. Le lecteur est également invité à réfléchir sur les conséquences de la guerre.

 

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