Sujet BAC technologique français 2015 – commentaire

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Corrigé BAC technologique français 2015 – commentaire

Introduction

  • Vous pouviez partir de l’évolution du personnage notamment dans le genre romanesque.
  • Ensuite, il ne fallait pas oublier de présenter le texte : extrait romanesque des Travailleurs de la mer de Victor Hugo, 1866. + Très court résumé de ce qui se passe dans le texte.
  • La problématique possible : Comment l’auteur fait-il de la pieuvre un personnage romanesque effrayant ?
  • Le plan rédigé bien sûr : Dans une première partie, nous étudierons la tension entre les deux personnages de l’extrait, puis dans un second temps, nous expliquerons les émotions suscitées par le personnage de la pieuvre.

Développement

  1. Un épisode de tension entre les deux personnages.

    1. La tension dramatique de l’extrait.
       

      • idée d’enroulement inexorable : vocabulaire « autour de son bras nu » l.4, « entoura tout le corps » l.15, « lui sauta autour du ventre et s’y enroula » l.24.
      • présence du narrateur pour créer du suspense : présentatif « c’est l’horreur indescriptible » l.2, modalisateurs « épouvantablement » l.14, « horribles » l.18, « impossible » l.26, « disque immonde » l.40… Ces éléments confirment le fait que le personnage de Gilliatt est réellement en mauvaise posture.
      • chute de l’extrait : « Gilliatt reconnut la pieuvre » l.43, utilisation de l’article défini « la » qui indique, d’une part, que Gilliat a déjà eu affaire à cet animal, et justifie, d’autre part, l’angoisse ressentie par le personnage.
         
    2. Le personnage de la pieuvre.
       

      • un personnage fort : comparaisons « souple comme le cuir, solide comme l’acier » l.12, « rapide comme une flèche » l.24
      • l’animal domine l’homme : comparaison « il était comme cloué » l.8 pour montrer l’impuissance de l’homme. La pieuvre est le sujet de nombreuses phrases utilisant des verbes d’action tels que « montait vers la poitrine, fouillait, lécha, fouetta, sauta autour du cou, se superposa, entoura … » + préposition « Elles marchaient et rampaient sur Gilliatt » l.35
      • La dimension de personnage romanesque de l’animal. C’est la présence des yeux « qui regardaient » l.41, qui « voyaient Gilliatt » l.42 qui permet de faire de la pieuvre un personnage romanesque à part entière.
         
  2. Les émotions suscités par le personnage de la pieuvre.

    • L’angoisse de Gilliatt.
       

      • un animal effrayant : désignations imprécises « quelque chose » l.3, « un cinquième allongement » l30, « c’était le centre » l.38 qui nous fait nous interroger sur la réelle nature de ce qui attaque Gilliatt, indication de temps « en moins d’une seconde » l.5, comparaisons «froide comme la nuit » l.12, « comme des rayons à un moyeu » l.38, « comme une langue hors d’une gueule » l.14 et vocabulaire « gluant, tordre, spirale, courroies visqueuses, lanières … », procédés qui dressent un portrait imprécis et effrayant de l’animal.
      • émotions : peur, angoisse de l’homme : expressions « horreur indescriptible », « l’angoisse à son paroxysme » l.22, « la compression s’ajoutait à l’anxiété » l.31. + adjectifs « avec un effort désespéré » l.10, « les muscles crispées » l.17
         
    • L’horreur.
       

      • idée de souffrance physique : opposition avec le connecteur « mais » qui anéantit tout espoir « Gilliatt se rejeta en arrière, mais put à peine remuer » l.8, adjectifs « souffrance inouïe » l.16, « affreuse et bizarre douleur » l.28
      • idée de grand danger : métaphores « pression d’une courroie et la poussée d’une vrille » l.5, « d’innombrables lèvres, collées à sa chair, cherchaient à lui boire le sang » l.18, « se sentait avalé à la fois par une foule de bouches trop petites » l.29, phrase « Gilliatt pouvait à peine respirer » l.31, phrase simple et affirmative « elle s’y fixa » l.21

Conclusion

  • Vous deviez réaliser un bilan des différentes idées trouvées.
  • Cet extrait présente l’affrontement entre Gilliatt et une pieuvre, face à laquelle l’homme a déjà perdu. Paralysé par les tentacules de la pieuvre, par l’angoisse, il prend conscience, avec horreur, de sa mauvaise posture. Une tension règne durant tout l’extrait de par le personnage de la pieuvre qui domine Gilliatt …
  • Ouverture : Vous pouviez faire le rapprochement avec Le Lion de Kessel qui présentait, au contraire, une relation de respect et de complicité entre l’homme et l’animal.

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