Sujet BAC technologique français 2015 – question sur corpus

 

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Corrigé BAC technologique français 2015 – question sur corpus

 

1) Comment peut-on définir les relations entre l’homme et l’animal exprimées dans ces extraits ?

 

Eléments de réponse :

 

  • Texte B : Joseph Kessel, Le Lion.

        Dans cet extrait, l’homme et l’animal entretiennent une relation de complicité et d’égalité. Il y a un respect mutuel l’un de l’autre. On relève plusieurs expressions réunissant l’homme et l’animal : « crinière et cheveux roux ne firent qu’une toison » l.3 dans laquelle le sujet désigne le lion et Bullit, « sous la fourrure et la peau de King » l.25 / « sous les bras nus de Bullit » l.26 construites de la même manière.

+ plusieurs répétitions « pesée contre pesée, balancement contre balancement, ni Bullit ni King » l.28 ainsi qu’une comparaison « d’une intelligence égale à celle de Bullit » l.32.

 

  • Texte A : Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer.

        Le texte présente cette fois un animal qui domine l’homme par sa force mais aussi par la terreur qu’il lui inspire. L’animal est décrit grâce à des comparaisons et des métaphores qui révèlent sa force et surtout son aspect effrayant « comme une langue hors d’une gueule » l.14,  » comme le cuir, comme l’acier, comme la nuit » l.12,  » comme une flèche » l.24, « d’innombrables lèvres, collées à sa chair, cherchaient à lui boire le sang » l.18, « une foule de bouches trop petites » l.29. Parallèlement, on remarque plusieurs termes forts révélant la souffrance de l’homme ainsi que son angoisse face à cet animal : « horreur indescriptible » l.2, souffrance inouïe » l.16, l’angoisse à son paroxysme » l.22 « affreuse et bizarre douleur » l.28, « anxiété » l.31.

 

  • Texte C : Joy Sorman, La peau de l’ours.

        Cette fois, c’est l’homme qui domine l’animal (aux yeux de tous) par une relation basée sur la servitude et la maltraitance. L’animal désigne son maître par une métaphore reprise plusieurs fois « bourreau » l.2, 5 et 19. Les différents verbes d’action « reçois, sens, écrase, se jette, me bouscule … » expliquent les violences subies par l’animal. Enfin, l’énumération de ces émotions  » peur, fierté, indifférence ou excitation » l.8 démontrent le mal-être de l’ours.

 

2) Etudiez les moyens mis en œuvre dans ces textes pour donner à l’animal la dimension d’un personnage romanesque

 

Eléments de réponse :

 

  • Texte B : Joseph Kessel, Le Lion.

        Le Lion fait partie des personnages grâce à divers procédés. Tout d’abord, il possède un nom « King ». Ensuite, on lui prête des pensées et une intelligence grâce aux verbes « savait » dans « Mais King savait qu’il s’agissait d’un jeu » ou « comprenait » dans la phrase « King comprenait ». Enfin, les yeux sont un élément important qui donnent à l’animal un côté « humain » : « comme il avait le gauche un peu plus rétréci et fendu que le droit, il semblait en cligner » l.18. On pourra aussi ajouter le fait que Bullit parle à King (discours direct).

 

  • Texte A : Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer.

        Tout au long du texte, l’animal domine l’homme. C’est le sujet de nombreuses phrases utilisant des verbes d’action tels que « montait vers la poitrine, fouillait, lécha, fouetta, sauta autour du cou, se superposa, entoura … » Mais ce qui donne réellement une dimension de personnage romanesque à l’animal c’est la présence des yeux « qui regardaient » l.41, qui « voyaient Gilliatt » l.42 et enfin la chute de l’extrait « Gilliatt reconnut la pieuvre » l.43 phrase dans laquelle l’utilisation de l’article défini « la » indique, d’une part, que Gilliat a déjà eu affaire à cet animal, et justifie, d’autre part, l’angoisse ressentie par le personnage.

 

  • Texte C : Joy Sorman, La peau de l’ours.

        C’est dans l’extrait C que l’animal a la dimension de personnage romanesque la plus marquée. En effet, il est le narrateur de sa propre histoire (utilisation du pronom personnel « je »). On relève également un vocabulaire du corps qui s’apparente davantage à un corps humain qu’à celui d’un ours : « tête, côtes, pied ». Par ailleurs, les autres personnages parlent à ce personnage « ours, sauve-moi… » l.18 et celui-ci pense et ressent des émotions ce qui fait de lui un personnage à part entière.

 

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