Objet d’étude : Les procédés stylistiques : les figures de styles

  • La comparaison : rapproche deux termes différents ayant un ou plusieurs points communs exprimés ou non. Elle établit un rapport entre ce dont on parle et une image analogue.

Effet : Elle rend un énoncé plus concret, met en relief une qualité particulière du comparé.

Ex : « …La jeune fille, jeune et preste comme un oiseau. »

  • La métaphore : c’est une comparaison incomplète. Il manque un terme qu’on peut trouver par analogie. Il y a un changement du sens propre d’un mot en un sens figuré.

Effet : Elle renforce l’image.

Ex : « La vie est un éclair. »

La métaphore filée : la métaphore initiale se poursuit tout au long du texte.

 

  • L’allégorie : permet de rendre concrète une idée abstraite. On évoque une idée par une image, un tableau, un être vivant…

Effet : Elle fait ressortir le sens, l’idée représentée par l’allégorie.

Ex : La colombe est souvent l’allégorie de la paix.

  • La personnification : consiste à donner des traits humains à quelque chose qui ne l’est pas.

Effet : Elle permet de déifier un objet. L’emploi de la majuscule est l’utilisation la plus fréquente pour marquer ce procédé.

Ex : Paix et Guerre se disputaient sans arrêt.

  • La périphrase : est une substitution d’un nom propre par un expression.

Effet : Elle permet d’éviter la répétition, mais aussi de donner une qualité particulière au sujet qualifié.

Ex : La capitale de la France. = Paris

  • La prétérition : est le fait de dire quelque chose tout en affirmant ne pas le dire.

Ex : « Je ne vous parlerai pas aujourd’hui, du dramatique accident qui nous a tous bouleversés. »

  • L’anaphore : est une répétition insistante d’un ou plusieurs termes, au début d’un vers ou d’une phrase.

Effet : Elle crée un écho, une idée d’obsession.

 

  • Le parallélisme : est constitué par deux propositions construites à l’identique.

Effet : La régularité du rythme crée un balancement, un équilibre mettant en valeur l’idée contenue dans les propositions.

Ex : « Je meurs si je vous perds ; mais je meurs si j’attends. »

  • La gradation : est composée d’une succession de termes d’intensité croissante.

Effet : Elle vise à amplifier l’idée. Elle permet également d’aboutir à une situation extrême. La mort qui s’insinue peu à peu, une obsession qui s’installe et qui débouche sur la folie, l’élévation de l’âme, un amour grandissant jusqu’à la passion…

Ex : « tant de villes rasées, tant de nations exterminées, tant de millions de peuples passés au fil de l’épée… »

  • L’hyperbole : est l’emploi d’un terme excessif en fin d’une gradation.

Effet : identique à celui de la gradation.

Ex : l’emploi du mot « millions ».

  • L’antithèse : est une opposition de deux termes.

Effet : Elle exprime le caractère conflictuel, paradoxal d’une situation.

Ex : « Le feu vous gèlera… »

  • L’oxymore : est l’association de deux termes de sens contraire.

Effet : Cette figure permet de créer une réalité inattendue, qui attire l’attention et frappe la sensibilité.

Ex : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles… »

  • Le chiasme : est une construction associant un schéma syntaxique correct au même schéma mais inversé. Schéma possible : Sujet + Verbe, Verbe + Sujet ,dans le même vers.

Effet : Il insiste sur un parallélisme, une inversion, et une opposition des idées.

Ex : « Plaisir n’est plus/Mais vis en déconfort. »

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