Objet d’étude : Les procédés stylistiques : les procédés grammaticaux

Objectif : Avoir à l’esprit que la grammaire fait partie des procédés utilisés pour l’analyse de texte et le commentaire et ne pas passer à côté d’éléments paraissant anodins car habituels.

 

1 – Les classes grammaticales

  • les mots variables :

les noms

les noms communs       
les noms propres

les déterminants

– les articles définis : le, la, les

– les articles indéfinis : un, une, des

– les déterminants possessifs : mon, ton, son, ma, ta, sa, mes, tes, ses…
– les déterminants démonstratifs : ce, cette, ces
– les déterminants indéfinis : aucun, chaque, plusieurs, quelque(s)…
– les déterminants interrogatifs, exclamatifs : quel(s), quelle(s)
– les déterminants numéraux : un, deux, dix, cent…
les adjectifs qualificatifs  

les pronoms

– les pronoms personnels : je, tu, il, nous, …, me, te, le, les, moi, eux …
– les pronoms possessifs : le mien, le tien, le sien…
– les pronoms démonstratifs : celui, celle, ceux, celui-ci, celle-là…
– les pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel + dérivés
– les pronoms indéfinis : aucun, tous, personne, beaucoup, plusieurs…
– les pronoms interrogatifs : qui, que, à qui, à quoi, pour qui, pour quoi…
les verbes  
  • les mots variables :
– les conjonctions de coordination mais, ou, et, donc, or, ni, car
– les conjonctions de subordination  
– les prépositions à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous, chez, sur
– les adverbes soudainement, souvent, très, peu …
– les interjections hélas, zut, oh, ah …

 

2 – Les modes et temps

  • Modes :
    • Indicatif : temps : présent, imparfait, passé simple, futur simple, passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur
    • Subjonctif : temps : présent, imparfait, passé, plus-que-parfait
    • Impératif : temps : présent, passé
    • Conditionnel : temps : présent, passé

 

  • L’Indicatif
Temps simples = 1 forme verbale

– Présent : Je parle

– Imparfait : Je parlais

– Passé simple : Je parlai

– Futur : Je parlerai

Temps composés = 2 formes verbales (mini)

 

– Passé composé = Auxiliaire au présent + Part. Passé : J’ai parlé

– Plus-que- parfait = Aux. Imparfait + Part. passé : J’avais parlé

– Passé antérieur = Aux. Passé simple + Part. passé : J’eus parlé

– Futur antérieur = Aux. Futur + Part. passé : J’aurai parlé

 

3 – Les types et formes de phrases

  • Formes affirmatives et négatives : Je fais du parapente. / je ne fais pas de parapente.
  • Types déclaratif, interrogatif, exclamatif et injonctif : Belle journée. / Quelle belle journée ? / Quelle belle journée !

 

4 – Les expansions du nom

  • Les adjectifs qualificatifs épithètes liéesJe les reconnais car :
    • ils complètent un nom.
    • ils sont placés directement avant ou après le nom.
    • ils apportent une indication supplémentaire au nom.

Exemple OUI : 1. Fred vient de m’annoncer une excellente nouvelle.

Exemple NON : 2. Colette, malade, est restée une semaine dans son lit.

  • Les adjectifs qualificatifs épithètes détachéesJe les reconnais car :
    • ils complètent un nom.
    • ils sont séparés du nom par la ponctuation ( , ; ) ou par un ou plusieurs mots.
    • ils apportent une indication supplémentaire au nom.

Exemples OUI :

1. Déçu, Rousseau voulait quitter Paris.

2. Nous sommes rentrés chez nous à la tombée de la nuit, fatigués mais heureux.

Exemples NON :

1. Les voisins attendent avec impatience leur magasine de la semaine.

2. Ils viennent de recevoir leur nouvelle voiture.

  • Les compléments du nomJe les reconnais car :
    • ils complètent un nom.
    • ils débutent par une préposition (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous, chez, parmi, sur)
    • ils apportent une indication supplémentaire au nom.

Exemples OUI :

1. La navigation sur la mer est très réglementée.

2. Les profondeurs de la mer cachent des merveilles.

Exemples NON :

1. Ce bruit qui retentit est agaçant.

2. Le paysage, calme, magnifique, me séduisait.

  • Les propositions subordonnées relativesJe les reconnais car :
    • elles complètent un nom.
    • elles débutent par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel + dérivés)
    • elles apportent une indication supplémentaire au nom.

Exemples OUI :

1. Les villes qui sont luxueuses m’attirent.

2. Les personnes dont nous parlons sont parties en vacances.

Exemples NON :

1. Les grandes villes me fascinent.

2. Le trafic des villes est bruyant.

 

5 – Phrase simple et phrase complexe : juxtaposition, coordination et subordination

  • Phrase simple = 1 proposition
  • Phrase complexe = plusieurs propositions. Plusieurs articulations possibles entre les propositions
    • juxtaposition
    • coordination
    • subordination

 

6 – Les progressions thématiques

Dans une phrase, on appelle thème l’élément dont on parle et propos ce qu’on dit du thème. Il existe trois sortes de progressions thématiques (utilisations du thème et du propos) :

  • La progression à thème constant (ou en écho) : un thème identique est repris d’une phrase sur l’autre et est suivi d’un propos différent.

Exemple : 1ère partie de « La parure » : « C’était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d’employés. Elle n’avait pas de dot, pas d’espérances, aucun moyen d’être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l’Instruction publique. Elle fut simple, ne pouvant être parée, mais malheureuse comme une déclassée. »

Cette progression permet de mettre le thème en valeur en le répétant.

 

  • La progression à thème éclaté (ou dérivé, ou en éventail) : Un thème général « éclate » en une succession de thèmes secondaires qui le détaillent. Ce thème général est situé au début du passage ou parfois sous-entendu.

Exemple : 2e partie de « La parure » : « Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le Ministre la remarqua. »

Tous les hommes → tous les attachés du cabinet + le ministre

Dans un texte argumentatif, elle permet de construire une progression entre une idée générale, des arguments ou des exemples.

 

  • la progression en escalier (ou linéaire) : le propos d’une phrase devient le thème de la phrase suivante.

Exemple : Mme Loisel portait une robe magnifique. Cette robe était brodée de dentelle et de perles. La dentelle provenait de Bruges et les perles venaient de Majorque.

Dans un texte, cette progression favorise l’enchaînement logique des idées.

 

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