La méthode cartésienne, le module mathématique

 

Introduction

 

Nous allons étudier la philosophie de Descartes, nous verrons comment le philosophe recherche dans le domaine philosophique une vérité égale à la certitude mathématique. Dans un premier temps, nous analyserons lentreprise cartésienne et verrons en quoi elle consiste. En second lieu, nous donnerons une définition de la méthode et enfin, dans une dernière partie, nous étudierons le modèle mathématique.

 

En quoi consiste l’entreprise cartésienne ?

    

Nous savons que Descartes cherche une vérité égale à la vérité mathématique en philosophie, il entreprend de douter de tout et d’exercer un doute hyperbolique qui va bientôt devenir méthodique. Il considère les entreprises des hommes comme vaines et inutiles et cherche donc le moyen de palier à ces manquements. Tout lui semble précaire et dérisoire », « regardant d’un œil de philosophe les différents aspects et entreprises de tous les hommes, il n’y en a quasi aucune qui ne me semble vaine et inutile ». Cela justifie l’exil volontaire du philosophe cartésien. Il fuit en fait l’inutilité de l’existence traduite au quotidien. Cette prise de conscience est importante pour la philosophie cartésienne car le fait de comprendre pourquoi les actions humaines sont si vaines et inutiles, on comprend également ce qui a caractérisé négativement ce que le penseur attend de la philosophie.

   

Définition de la méthode

    

Nous donnerons à la méthode la définition suivante : «On appelle méthode, l’ordre que la pensée doit suivre pour parvenir à la sagesse. C’est un parfait usage de l’esprit». Descartes affirme qu’il n’y a pas tant de perfection dans les ouvrages composés de plusieurs pièces et faits de la main de divers maîtres qu’en eux auxquels un seul travaillé. Son ambition s’exprime dès lors dans son désir de fonder une géométrie dont il avait déjà conçu l’idée, c’était son projet promis à son ami Beeckman. Puis dans sa réflexion il dépasse le projet de base et tente de chercher les fondements de cette science, ce qui l’amène à concevoir l’idée de l’unité du corps des sciences. C’est son nouveau dessein.

   

Le modèle mathématique, un modèle d’évidence

   

L’ambition est la recherche de la vérité égale à la vérité mathématique du fait de sa certitude par conséquent, le modèle mathématique devient un modèle d’évidence, de clarté et de distinction, or ce qui est conçu clairement et distinctement ne peut être faux, donc le modèle de l’évidence mathématique est un modèle de vérité. Il faut que l’esprit pense sur le modèle scientifique ou mathématique qui devient le modèle épistémologique par excellence. C’est un modèle de certitude tel que «ceux qui cherchent le droit chemin de la vérité ne devront s’occuper de rien qui ne puisse être l’objet d’une certitude égale à celle des démonstrations d’arithmétique et de géométrie», nous dit Descartes dans les Regulae II. Les mathématiques tiennent la crédibilité de leur modèle non pas de leur objet mais de leurs principes et de l’ordre suivi, les géomètres sont bons lorsqu’ils sont respectueux de la bonne façon de penser, lorsqu’ils progressent avec certitude dans leur science. En outre la certitude du raisonnement est indépendante de l’objet par conséquent elle est applicable à la philosophie; la certitude du raisonnement résulte des règles et de leur respect. Le raisonnement hypothético déductif sera dès lors la base de tous les raisonnements, il faut déduire à partir d’une notion simple non déduite. Le système s’articule autour de deux notions importantes, l’intuition et la déduction. Ce raisonnement sera applicable à la philosophie et nous en trouverons la preuve dans le cogito, vérité indubitable du « je pense donc je suis ». Il y a en effet une conjonction nécessaire similaire dans le cogito à celle des mathématiques, en effet, si je dis, « je pense donc je suis », il faut comprendre pour penser, il faut être, l’existence précède par conséquent la pensée, cette dernière en étant déduite ou inférée. L’existence est première et la pensée n’en est que déduite. L’existence est une notion simple non déduite permettant de déduire la pensée, il y a donc respect du modèle discursif mathématique, il est transposé à la philosophie dès lors capable d’atteindre des vérités égales aux vérités mathématiques.

     

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