L’art, le beau comme valeur : peut-on s’accorder sur la valeur et la beauté d’une oeuvre d’art ?

 

Notion du BAC : La culture/L’art

 

Introduction

 

Nous allons étudier les notions essentielles de l’art comme concept incontournable des thématiques philosophiques au baccalauréat. Nous nous demanderons s’il existe une possibilité de s’accorder sur la valeur et la beauté d’une œuvre d’art. Cette question est inhérente au concept esthétique lui-même. Dans un premier temps, nous nous efforcerons de poser l’éventuelle possibilité d’un critère objectif pour s’entendre sur la notion de beau ou voire de laid, dans une seconde partie, nous nous pencherons sur le point de vue kantien de la question et nous élargirons notre réflexion à la notion « d’agréable » comme dépassement de la notion de « beau ».

 

Le thème de l’art, la valeur du beau et ce que cela suppose

 

  1. Les Critères objectifs :
       
    Nous ne devons, en effet pas croire que la beauté est quelque chose de totalement subjectif. Le sentiment qui est provoqué par la beauté ne se présente pas dans certains objets. Il doit posséder des caractéristiques objectives qui sont elles aussi difficiles à déterminer de façon rigoureuse. Nous pouvons, cependant, citer la symétrie dans le cas d’un monument, l’harmonie dans celui d’une mélodie ou encore l’équilibre c’est-à-dire la juste proportion des parties à l’égard du tout dans le cas de la silhouette d’un homme ou d’une femme.
         
  2. Point de vue de Kant :
        

    En outre, contrairement aux choses qui sont seulement agréables, une chose belle doit nous donner l’intime conviction qu’elle peut et qu’elle doit plaire à tout le monde autrement dit nous trouvons certaines choses si agréables que nous sommes tentés d’exiger que tout le monde soit du même avis que nous. Ce sont précisément ces choses que Kant Qualifie de Belles.

    Autrement dit, si dans le domaine de l’agréable selon Kant, c’est à chacun ses goûts, dans le domaine du beau il devient difficile de ne pas présupposer un sens commun c’est-à-dire une universalité. La preuve en est qu’en présence d’un objet que nous qualifions de beau nous ne prenons pas la peine de préciser qu’il est beau pour nous comme si un avis contraire était absolument inconcevable. Dans la continuité de l’argumentation Kantienne, On peut également observer qu’il existe bien souvent une humanité autour d’objets qui nous semblent laids voir même monstrueux. Pourquoi dans ce cas l’humanité ne se retrouverait elle pas dans la beauté ?

    Il est exact que je ne peux pas m’empêcher de penser en mon fort intérieur qu’une chose est accessoirement belle et que tout le monde devrait de droit juger qu’elle l’est. Mais il n’en demeure pas moins que de fait ce jugement de goût n’a pas une valeur universelle.

    Bien que nos goûts soient toujours personnels et ne soient pas démontrables nous, ne devons pas croire qu’il est inutile de discuter de nos goûts car la discussion permet de les modifier et les enrichir c’est-à-dire d’apprécier des choses qui ne sont pas faciles d’accès et qui demandent une certaine culture du goût. Chacun est amené à éclaircir sa position ou au contraire à s’offrir à une nouvelle forme de beauté.

 

Conclusion

 

Le domaine du goût est certes voué au relativisme car il repose en dernière instance sur la culture et la sensibilité individuelle. Toutefois ce que l’on nomme le bon goût est quelque chose qui s’apprend et qui repose avant tout sur le fait que l’on prenne l’habitude de fréquenter les musées ou les salles de cinéma, de boire du vin de qualité et d’en discuter avec autrui. D’une manière générale nous pouvons à juste titre reprendre les mots de Protagoras pour illustrer le relativisme du jugement de goût. Il n’y a pas moyen d’évoquer ni même de regarder une œuvre d’art de façon objective, nous ne pouvons pas échapper à notre subjectivité, un tableau n’est beau que par nos yeux, il pourra en conséquence être perçu comme très laid par une autre personne. Il semblerait donc qu’en matière de jugement de goût, le relativisme et le subjectivisme soient dominants.

 

 

 

 

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