L’art

 

Notion du BAC : La culture/L’art

 

Introduction

 

Nous allons étudier le concept de l’art en philosophie, nous verrons la diversité des expériences esthétiques singulières et la simplicité de l’acte créateur. La philosophie de l’art peut naître car l’expérience esthétique devient elle-même relative. Nous verrons dans un premier temps, l’imitation et en second lieu, le problème de l’esthétique.

 

I – L’imitation

 

Si la philosophie de l’art commence avec Platon, elle commence paradoxalement par une condamnation des beaux arts et de la poésie. Les beaux arts en tant que tels n’existent pas chez le penseur mais il est question d’art comme technê. La politique évoque l’art du tissage, de gouverner Le Gorgias se demande sil a rhétorique est un art et le Philèbe met la dialectique au sommet des arts. Le banquet de Platon nous révèle comment des beaux corps, on peut se purifier en amour de la beauté. Mais ces dialogues ne nous mentionnent pas les œuvres d’art. La conception moderne de l’art qui, à partir du 18 ème siècle se caractérise par le rattachement à la beauté et par une définition de cette beauté venue d’un plaisir esthétique plonge ses racines dans la philosophie de Platon. Les éléments d’une esthétique sont présents chez le philosophe mais refoulés.

La poésie est définie par la mimésis, l’imitation. La définition de l’art comme mimésis se rattache à la conception grecque de l’être et de la vérité. La nature de cette mimésis est la suivante, il faut diviser les arts en art d’acquisition comme la chasse et la production. Les arts de production sont eux-mêmes divisés en production de choses réelles et de simulacres, comme un tableau, le simulacre de l’objet fabriqué par l’homme. Autre division possible, l’art de la copie conforme et l’art de l’apparence illusoire, la reproduction se conformer aux proportions du modèle et l’art fantastique, l’apparence, le fantasme. Platon ne condamne pas les arts mais l’illusion que procure les arts.

 

II – Le beau, la création esthétique

 

Les anciens définissent les arts non pas par la beauté, mais la mimésis, c’est-à-dire, par une infériorité ontologique par l’éloignement des vraies réalités, des Idées. Les choses sont telles par leur participation à l’Idée du beau, une idée unique et permanente à laquelle on parvient par une ascension dialectique, si l’on se réfère au banquet. Les choses belles ne le sont que par leur participation à l’Idée de Beau,  et parce qu’elles conduisent celui qui les aime à chercher leur unité, à chercher au-delà des sens, l’essence qui fait qu’elles sont belles. Elles doivent conduire l’âme au-delà du corps, vers la vérité suprasensible I y a chez Platon un art du beau appelé la dialectique. L’art platonicien du beau cherche à purifier le plaisir et à le remplacer par la saisie intellectuelle des essences. L’art de l’imitation est plutôt un obstacle à la recherche de la beauté, car il est surtout une invitation à séjourner dans le monde sensible qu’il reproduit.

 

III – Le problème de l’esthétique

 

Dans sa critique de la faculté de juger, Kant pose que l’objet de cette critique n’est pas relative aux éléments de toute esthétique comme la définition du beau mais à l’exposition et à la déduction transcendantale du jugement de goût, du jugement qui pose qu’une chose est belle. L’art est le produit d’une intention et non l’objet créé pour être beau. Il s’oppose à la nature du simple effet nature, de l’agir car il suppose une liberté qui met la raison au fondement de ses actions. L’Œuvre doit sa forme à une fin qui est pensée avant que cette œuvre ne soit réalisée. L’art au sens défini par Kant est donc réservé à l’homme.
Le goût est « la faculté de juger le beau », c’est un jugement. Pour l’étudier, Kant suit la table des jugements. Les quatre aspects du jugement, qualité, quantité, relation et modalité, conduisent à une certaine définition du beau.

 

IV – Le génie et les beaux arts

 

L’art au sens de la technê s’oppose à la nature. En tant qu’il suppose une habileté, il s’oppose à la science. La pratique ne se laisse pas réduire à la théorie. Les  arts sont divisés en arts mécaniques d’application et en arts esthétiques ayant le plaisir comme fin et ceux-ci en arts d’agrément dont le but est la jouissance qui naît des sensations et en beaux arts qui contribuent à la culture des facultés de l’âme en vue de la communication dans la société. Les beaux arts sont les arts du génie. Or le génie est un don naturel, inné de l’artiste. Le génie est la disposition innée de l’esprit par laquelle la nature donne les règles à l’art car il ne peut s’agir des règles de l’entendement. Nous avons donc une triple émancipation, celle de l’amateur non guidé dont le goût est subjectif, esthétique et individuel, pur de toute science et de toute règle, celle du créateur et de l’artisan et enfin, celle de l’œuvre d’art.

 

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