Pour l’oral, il faut que vous maîtrisiez vos textes. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Comment travailler ses textes pour l’oral du bac de français ?

 En connaître le sens : savoir résumer un texte et se faire comprendre de quelqu’un qui en ignore tout. Etre incollable sur le vocabulaire : chaque terme peut faire l’objet d’une question. Aucune référence ne doit être négligée. Pouvoir faire un découpage de la structure en fonction de l’unité de sens de chaque partie ( exercez-vous à donner un titre à chacune des parties)

Remarque : pour les textes difficiles dont les phrases peuvent être complexes, entamez une lecture à voix haute jusqu’à ce que le sens de chaque proposition vous apparaisse ; parlez tout haut, commentez, posez-vous des questions !

 Avec un crayon à papier, entourez les liens logiques, soulignez les propositions ou les termes importants, encadrez les noms propres, remarquez les répétitions ou les échos et interrogez-vous sur leur sens, voyez les connotations des termes, les images qui dominent, soyez sensibles aux pronoms utilisés, aux temps utilisés, commentez certains passages dans la marge (indiquez les références du corpus auxquelles ces passages vous font penser).

Mettez de la couleur pour distinguer différents champs lexicaux : ces relevés vous seront utiles pour le commentaire, l’une des sous-parties de votre explication. Par ailleurs, les champs lexicaux peuvent vous mettre sur la piste d’un axe d’étude méthodique.

Cherchez l’enjeu du texte ; demandez-vous ce que cherche à transmettre l’auteur : veut-il convaincre, émouvoir, surprendre… et interrogez-vous sur les moyens (procédés) mis en place par l’auteur pour y parvenir.

Dégagez les axes : en fonction du genre, certains axes s’imposent : pour la fable, on attend que vous montriez en quoi le texte plaît et instruit, pour le conte philosophique, dégagez les caractéristiques du contes. Attention aux axes purement formels qui sont difficiles à rendre à l’oral : ne vous attardez pas sur le rythme d’un texte ou incorporez cette dimension dans un axe plus large consacré, par exemple, à un récit dramatique. Pensez que quelques textes de votre corpus peuvent avoir un axe en commun. Par ailleurs n’oubliez que parmi ces axes certains devront être modifiés en fonction de la question qui vous sera posée lors de l’oral.

Soyez près du texte : pensez à noter les éléments de citation, à faire les relevés qui s’imposent. Mais gare à la paraphrase, votre principale ennemie cf. point suivant ! Pas de propos en l’air, ils ne manqueraient pas d’être soulignés lors de l’entretien. Ne dites que ce que vous pouvez expliquer ! Toute idée avortée vous reviendra au visage (effet boomerang). Ne prononcez pas un terme pompeux ou très technique, appris en cours, sans en connaître le sens : là encore, on vous poserait la question.

Pour éviter la paraphrase, rattacher toujours vos éléments cités à vos propos : pour cela, formulez une idée puis citez enfin expliquez en quoi votre citation éclaire le propos du départ : bref, ANALYSEZ !! Pensez à vous faire un petit stock de formules commodes : « cela montre, cela prouve que, on voit clairement ici comment se dégage…, nous sommes face à… »

Construction du plan : pour être appris plus facilement le plan de votre explication doit comporter deux ou trois grandes parties, si possible égales, mais aussi des sou-parties voire des sous-sous- parties. Ne faites pas des phrases entières (sauf si cela vous aide pour la mémorisation) mais ne vous contentez pas non plus de formules nominales sous lesquelles vous ne pouvez rien mettre : soyez à la fois concis et précis. Idéalement votre plan sera rédigé comme une phrase :

Ex : pour la fable « La tortue et les deux canards » de la Fontaine :« Un pari audacieux où l’orgueil aura des conséquences fâcheuses » = I- un pari audacieux II- les conséquences fâcheuses de l’orgueil.

Soignez vos transitions : elles seront indispensables à l’oral ! Rédigez au propre introduction et conclusion (même si cette dernière risque d’être modifiée par la question qui vous sera posée).   N’oubliez pas que le but de l’exercice est de s’assurer que vous êtes capable de comprendre réellement un texte et de l’expliquer trouvez un cobaye (je pense à un frère ou une sœur) et exercez-vous à lui expliquer ledit texte : ils seront suffisamment exigeants et francs pour vous alerter s’ils ne comprenaient rien. Ne prenez pas ces exigences à la légère : il ne suffit pas de comprendre un texte dans les grandes lignes pour l’expliquer pendant dix minutes.

Méthodique ou linéaire ? Officiellement il n’existe pas de préférence quant à la méthode : explication linéaire et méthodique (par axes) ont toutes deux droit de cité. Mais il est notable que l’explication linéaire apparemment plus facile est en réalité un piège : la menace de la paraphrase est constante ; il faut donc être brillant pour se lancer dans ce périlleux exercice. Deux solutions s’offrent alors à vous (en fonction des textes que vous avez à étudier !) :

  • Découper le texte en trois parties suivant la progression du récit, donnez un titre à chaque partie. Puis au sein de ces parties, découpées de façon linéaire,  faire des sous-parties méthodiques de façon à éviter la paraphrase.
  • Faire une lecture méthodique et ne pas tenir compte du détails de l’analyse linéaire faite au préalable par vous pour comprendre le sens du texte.

La bonne nouvelle : ce travail, que vous devez effectuer pour chacun des textes, quel que soit leur genre, vous entraînera au commentaire composé proposé à l’écrit ; plus vous en ferez, plus l’idée des axes viendra vite : ne tardez pas !

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