L’orientation philosophique, son but et son initiation – Platon

La catharsis

Le mythe de la caverne

PLATON

 

Introduction

    

Nous allons étudier l’orientation philosophique chez les anciens, nous verrons le but et le sens de l’initiation philosophique. Dans un premier temps, nous nous pencherons sur la définition de la philosophie platonicienne de l’homme comme âme. En second lieu, nous analyserons le concept grec et très aristotélicien de catharsis, puis, dans une dernière partie, nous développerons le mythe de la caverne de la « République » de Platon. Nous justifierons par là la définition qu’il nous donne de l’homme en quête du savoir, prisonnier du sensible et touchant parfois à l’intelligible. Nous tenterons de saisir l’aspect métaphorique du mythe et ses conséquences dans la philosophie platonicienne.

    

I – Définition de la philosophie platonicienne

    

  • L’homme est une âme
       
    Platon nous donne une philosophie négative de l’homme. Il n’est pas défini par ses biens. Il y a une distinction entre le corps et ce qu’il possède; L’être physique ne se confond pas avec ce qu’il possède. Pour reprendre les mots du Phédon, dialogue de Platon, nous dirons que «si l’on se préoccupe de ses biens, on ne se préoccupe plus de soi-même». C’est le thème de la purification ou la catharsis.
       
  • La catharsis
        
    Le thème de la cathartique est très présent chez les anciens, on le trouve dans la « poétique » d’Aristote. En effet, pour le penseur, la tragédie comme genre littéraire complet permet au spectateur en s’identifiant aux comédiens de se libérer, de ressentir la pitié que suscite le tragique en général. Nous avons donc un concept de cathartique qui se définit par libération, purification. On en retrouve le sens dans les thérapies psychanalytique, le patient se libère par les mots de ses maux lors de ses confidences à son thérapeute. Il s’agit donc d’une libération. Il en va de même pour la philosophie platonicienne, il faut se débarrasser du superflu, de l’empirique, des sens, du corps pour se concentrer sur la partie de l ‘âme qui est l’intelligence.Il faut par conséquent se détourner du travail, de la production. Ceux qui travaillent n’ont rien à faire avec la philosophie. Ce n’est pas leur finalité. On ne peut pas philosopher si on est asservi à la production. Nous retrouvons le concept aristotélicien selon lequel, « l’esclave est un outil animé ». C’est une idée très grecque d’affirmer que chaque homme est fait pour quelque chose. Il faut savoir actualiser ses dispositions. On a des dispositions innées mais il faut savoir les actualiser. L’homme n’est pas non plus défini par ce par quoi il se sert. L’organe doit être distingué de l’outil. Le cordonnier et le cithariste ne se définissent pas par leur instrument, mais parce qu’ils l’utilisent.

 

II – Le mythe de la caverne, la République

 

Platon, livre VII.

Dans le « mythe de la caverne », Platon nous décrit des prisonniers enchaînés dans une caverne, ces hommes ont le dos tourné à l’ouverture et les yeux fixés sur la paroi. Ils sont aveuglés, ne voyant rien de ce qui se passe au dehors si ce n’est les ombres qui s’animent sur la paroi de la caverne. Ils sont alors enfermés dans leurs illusions, croyant que les ombres sont la réalité des choses. Ils prennent les apparences pour les réalités, elles sont leur seule vérité. Métaphoriquement, il s’agit ici d’illustrer l’attitude empiriste ou l’enfermement dans le sensible et la confusion des essences et des apparences, et la nécessité d’échapper à cette pseudo connaissance illusoire qui maintient les hommes dans la pire des ignorances, l’ignorance qui s’ignore ainsi que le dirait Socrate. Nous pouvons supposer que l’un des prisonniers soit libéré de la caverne et transporté vers la lumière à l’extérieur. Ébloui tout d’abord, il va comprendre que ce qu’il prenait pour réel n’était qu’une ombre. Nous avons à travers ce mythe une véritable initiation philosophique, un apprentissage initiatique vers l’intelligible. Platon illustre notre condition humaine prisonnière du monde matériel et visible. Il nous faut un éducateur dialecticien pour nous délivrer des erreurs et nous élever vers l’essence des choses.

  

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