La Philosophie

Point de départ de la réflexion philosophique 

La méthode socratique

La valeur de la méthode  

    

Introduction

   

Nous allons étudier dans le cadre de notre définition de la philosophie, les modèles de réflexion philosophique, nous nous concentrerons sur les modèles proposés par Platon, comme létonnement, Descartes, comme le doute et par Socrate, lironie et la dialectique permettant le passage de lignorance qui signore à la lignorance qui se sait ignorante, nous avons ainsi lillustration du passage du pseudo savoir au savoir.

   

I – les modèles de la réflexion philosophique

   

Nous entendons par réflexion, le retour de l’esprit sur lui-même, c’est le fait pour la pensée de revenir sur elle-même, dans ce cas de figure, nous avons à faire à une conscience réflexive, un degré supplémentaire à la conscience spontanée. La réflexion philosophique admet des modèles et des points de départ. Nous savons que le point de départ de la philosophie platonicienne est l’étonnement, il faut savoir s’étonner pour s’ouvrir aux choses. C’est le cas pour l’ensemble de ses dialogues, ses trente deux écrits, tous aporétiques, c’est-à-dire, n’ayant pas de conclusion, ils se terminent en fait par une question qui s’ouvre sur un nouveau dialogue. La philosophie devient un véritable questionnement. Il met en scène un certain nombre d’interlocuteurs en face de Socrate. Ainsi, une question apporte des éléments de réponse qui soulèvent à leur tour d’autres questions. Chaque affirmation d’un interlocuteur donne lieu grâce à l’interrogation socratique, à une autre interrogation. Socrate pose l’ironie comme point de départ philosophique; Il est l’incarnation de l’humilité philosophique au sens où il affirme, «je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien». L’attitude des interlocuteurs qui croient savoir s’oppose à celle d’un Socrate qui avoue qu’il sait qu’il ne sait pas. Nous sommes ainsi confronté à un Socrate qui nous enseigne que l’ignorance s’ignore et qui par le biais de la dialectique, nous fait passer d’une ignorance qui s’ignore à un ignorance qui se sait. Nous pouvons citer comme autre modèle le doute cartésien qui est exposé dans les méditations. Nous savons que le doute est le point de départ de la réflexion philosophique qui nous amène au cogito ergo sum, il est à la base d’une longue réflexion et a pour caractéristiques d’être tant méthodique hyperbolique. Son ignorance est une ignorance qui se sait, qui se connait. Elle entre en contradiction avec l’ignorance qui s’ignore de ses interlocuteurs; Nous sommes ici en présence d’un pseudo savoir, d’un faux savoir. Ce cheminement socratique de la pensée est rendu possible grâce à la dialectique; nous entendons par dialectique, la confrontation de deux thèses opposées, une thèse et une antithèse. Ainsi que nous l’affirme Platon dans son dialogue intitulé Le Théétète. Socrate est comme sa mère qui était sage-femme, il accouche les esprits en les aidant à mettre au jour les contradictions qu’ils portent en eux-mêmes. Il fait accoucher les esprits de leur pseudo savoir.

  

II -La méthode socratique : la dialectique

   

L’ironie reflète l’aptitude de celui qui interroge en feignant l’ignorance afin de faire en sorte que l’interrogé se remette en question.

Nous avons en premier lieu,

La maïeutique qui se définit par l’art d’accoucher les esprits du vide dont ils sont pleins. Il s’agit de montrer le vide de celui qui croyait savoir. Il faut pour cela souligner les contradictions de celui qui croit savoir et qui ignore son ignorance. Socrate accouche les esprits comme sa mère, sage femme accouchait les corps.

L’élenctique, terme scolastique qui signifie, réfutatio, réfutation. Il faut à ce niveau second, montrer les contradictions dans l’art cathartique, technique libératrice de la pseudo connaissance.

L’anatreptique, cette dernière étape correspond au renversement opéré par le respect des trois étapes de la méthode, tout se ramène en fait à la maïeutique 

 

III – La valeur de la méthode

   

La méthode socratique permet de passer du vrai au faux, nous sommes renvoyés à la nécessité de passer du sensible à l’intelligible qui était le souci premier de Platon ainsi que le suggère le « mythe de la caverne ». Il s’agit pour l’homme de saisir l’idée en soi des choses, c’est-à-dire l’essence. Il nous faut sortir du monde empirique et celui des opinions pour un monde philosophique d’idées.

    

 

 

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