Les notions essentielles de le religion

 

Notion du BAC : La culture/La religion

 

Introduction

 

Dans le cadre de notre étude sur la religion, nous étudierons la problématique de la liberté en Dieu. Dans un premier temps, nous analyserons le concept du miracle et les paradoxes qui s’y rapportent. Nous nous poserons la question de savoir comment le péché peut être compris. Dans une seconde partie, nous nous interrogerons sur la question de savoir si la liberté de Dieu est infinie et si elle peut ou non réitérer l’histoire. Nous faut il temporaliser la puissance et la liberté de Dieu relativement à l’irréversibilité du passé ? Nous nous efforcerons de répondre à ces questions en suivant un ordre de réflexion préalablement défini dans notre introduction.

 

Le problème du miracle

 

Il semblerait donc que la liberté se définisse par le particulier. C’est la plénitude de l’être dans la volonté particulière. Sans possibilité d’aller vers l’être en particulier, la loi n’existe pas, il n’a pas de raison d’être. Qu’en est il de la permission, du miracle ? Par exemple, comment le péché peut-il être compris ? En vertu de quoi le péché d’Adam se produit-il ?

La thèse de Leibniz est la suivante : Adam pèche et si Dieu s’abstient, et permet le mal, c’est qu’il est fidèle à la volonté générale d’Adam qui est en droit d’avoir une volonté particulière. Dieu est astreint aux lois générales, c’est l’idée logique de cette loi générale qui rend possible la permission, la liberté de l’homme de choisir le mal. La notion de miracle nous amène à considérer l’idée d’une volonté singulière qui contredit la volonté générale. Le miracle est la capacité que Dieu a de faire autrement que la volonté qu’il a lui-même posée. Le miracle est l’insurrection d’une volonté particulière par rapport à la volonté générale. Dieu a à la fois le pouvoir de l’ordre et du désordre. Leibniz considère que le miracle n’est pas une volonté particulière en insurrection contre une volonté générale mais indication qu’il y a au dessus des volontés supérieures. Nous pouvons donner l’exemple de la dissonance, la loi générale rompt l’harmonie et la loi supérieure peut donner l’harmonie. Il n’y a pas de volonté primitivement et absolument particulière, nous pouvons parler en termes de liberté de législation.

Selon Kant, l’autonomie signifie poser soi-même des lois. La loi humaine est celle qui est posée pour un ensemble de cas et la loi de la cité en politique, est l’application de la loi toujours en défaut avec le particulier. Au niveau de la souveraineté, il y a une opposition entre celui qui fait la loi et celui qui se réserve le droit de suspendre la loi lorsqu’elle ne correspond plus à une situation donnée. Il y a donc une supériorité de l’esprit de loi bien supérieur à la loi elle-même. Il faut corriger les infériorités de l’universel. Il en va de la responsabilité du politique, il faut suspendre la loi générale quand elle ne correspond pas à une loi particulière; c’est la définition de la volonté particulière comme purement arbitraire. La souveraineté a donc pour but de corriger le défaut de l’universel.

 

La liberté en Dieu

 

La puissance de Dieu ne cesse de diminuer au sens où Dieu n’a pas la possibilité de réitérer l’histoire. La vérité nécessaire s’impose à Dieu. Il ne peut pas faire que ce qui a été ne soit plus. Le passé est en lui-même irréversible. La liberté et la puissance de Dieu se temporalisent et le fait que tel évènement ait eu lieu le rend éternel. Dans la logique du problème de l’irréversibilité du passé, nous pouvons souligner l’ambiguïté du pardon. Dieu peut remettre les péchés, il peut annuler l’effet du péché mais ne peut pas faire que le péché n’ait pas eu lieu. Dieu peut restituer l’être qui a péché mais ne peut pas faire que l’évènement du péché n’ait pas eu lieu. Concernant le miracle de la rédemption de Lazare, nous pouvons dire qu’il se lève mais ne peut pas faire que Lazare ne soit pas mort. Cet évènement a eu lieu même si Dieu au-delà de la restitution ne peut pas supprimer l’irréversibilité du passé. Ainsi la liberté en Dieu est une liberté de restitution. La vérité irréversible du passé est une limite de la toute puissance divine; il limite l’effet de la faute mais ne peut pas supprimer la faute. De sorte que pardonner est confirmer l’évènement en en supprimant les effets.

 

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