BAC philo 2017

Sujets BAC philo 2017 – Amérique du Nord – série L

1er sujet : Le sens de ce que l’on dit se réduit-il à ce que l’on veut dire ?

2ème sujet : Le droit de propriété doit-il être limité ?

3ème sujet : Expliquer le texte suivant :

La raison nous assure que puisqu’il n’est pas en notre pouvoir de borner nos désirs, et que nous sommes portés par une inclination naturelle à aimer tous les biens, nous ne pouvons devenir heureux qu’en possédant celui qui les renferme tous. Notre propre expérience nous fait sentir que nous ne sommes pas heureux dans la possession des biens dont nous jouissons, puisque nous en souhaitons encore d’autres. Enfin nous voyons tous les jours que les grands biens dont les princes et les rois même les plus puissants jouissent sur la terre, ne sont pas encore capables de contenter leurs désirs : qu’ils ont même plus d’inquiétudes et de déplaisirs que les autres ; et qu’étant, pour ainsi dire, au haut de la roue de la fortune, ils doivent être infiniment plus agités et plus secoués par son mouvement que ceux qui sont au-dessous et plus proche du centre. Car enfin ils ne tombent jamais que du haut ; ils ne reçoivent jamais que de grandes blessures ; et toute cette grandeur qui les accompagne et qu’ils attachent à leur être propre ne fait que les 1 grossir et les étendre, afin qu’ils soient capables d’un plus grand nombre de blessures et plus exposés aux coups de la fortune.

MALEBRANCHE, De la recherche de la vérité (1675)

(1) de telle sorte qu’en fin de compte

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

Sujets BAC philo 2017 – Amérique du Nord – série S

1er sujet :Le désir a-t-il toujours un objet ?

2ème sujetPeut-on être trop cultivé ?

3ème sujet : Expliquer le texte suivant :

Les hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon ces lois,sinon rien ne permet de les distinguer des bêtes les plus sauvages à tous égards. Laraison en est la suivante: aucun être humain ne possède naturellement le don deconnaître ce qui est le plus profitable aux hommes en tant que citoyens ; et même s’ille connaissait, il ne serait pas toujours en mesure de vouloir et de faire le meilleur.Tout d’abord, il est difficile de reconnaître que le véritable art politique doit se souciernon de l’intérêt particulier, mais de l’intérêt général, car l’intérêt général apporte auxcités une cohésion que l’intérêt particulier fait voler en éclats; difficile aussi dereconnaître que la consolidation de l’intérêt commun au détriment de l’intérêtparticulier profite à la fois à l’intérêt commun et à l’intérêt particulier, à l’un et à l’autreindissociablement. En second lieu, supposons un homme suffisamment avancé danscet art pour savoir qu’il en est ainsi en vertu d’une nécessité naturelle; supposons,en outre, que cet homme règne sur la cité sans avoir à lui rendre de comptes, enmaître absolu; même en ce cas, il ne pourrait jamais demeurer inébranlable dansses convictions, c’est-à-dire continuer, toute sa vie durant, à donner la primauté àl’intérêt général et à subordonner l’intérêt particulier à l’intérêt général. Au contraire,la nature mortelle le poussera toujours à désirer insatiablement et à agirégoïstement.

PLATON, Les Lois (348 av. J.-C.)

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

Sujets BAC philo 2017 – Amérique du Nord – série ES

1er sujet : Peut-on devenir soi-même sans les autres ?

2ème sujet : Le droit est-il seulement ce qui limite ma liberté ?

3ème sujet : Expliquer le texte suivant :

La guerre est un fait humain, purement humain, dont toutes les causes sont desopinions. Et observons que l’opinion la plus dangereuse ici est justement celle qui faitcroire que la guerre est imminente et inévitable. Sans qu’on puisse dire pourtantqu’elle soit jamais vraie, car si beaucoup d’hommes l’abandonnaient, elle cesseraitd’être vraie. Considérez bien ce rapport singulier, que l’intelligence paresseuse neveut jamais saisir. Voilà une opinion assurément nuisible, et qui peut-être se trouveravraie, seulement parce que beaucoup d’hommes l’auront eue. C’est dire que, dansles choses humaines qui sont un tissu d’opinions, la vérité n’est pas constatée, maisfaite. Ainsi il n’y a point seulement à connaître, mais à juger, en prenant ce beau motdans toute sa force.

Pour ou contre la guerre. Il s’agit de juger ; j’entends de décider au lieud’attendre les preuves. Situation singulière ; si tu décides pour la guerre, les preuvesabondent, et ta propre décision en ajoute encore une ; jusqu’à l’effet, qui te rendraenfin glorieux comme un docteur en politique. « Je l’avais bien prévu. » Eh oui. Vousétiez milliers à l’avoir bien prévu ; et c’est parce que vous l’avez prévu que c’estarrivé.

ALAIN,Mars ou la guerre jugée, 1921

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

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